Doctrine des opérations de paix

Le maintien de la paix a longtemps été défini comme un processus dans lequel un groupe de militaires légèrement armés se tient entre deux parties en conflit qui ont convenu d’un cessez-le-feu. Les principes conventionnels guidant le processus sont l’impartialité, l’usage minimal de la force et l’obtention du consentement des parties impliquées.

Cependant, la nature et la portée des conflits a changé depuis que le maintien de la paix est apparu pour la première fois. De nos jours, on compte plus de conflits armés à l’intérieur de pays qu’entre différents pays. Si l’on en croit les Nations Unies, pendant les années 1990 la majorité des 118 conflits armés étaient internes. On constate dans ces conflits que le climat est plus hostile que jamais, les civils sont pris pour cible et les personnes impliquées ne suivent plus automatiquement les règles d’engagement internationales acceptées. Cela signifie que la façon dont le monde résout les conflits n’est plus la même et par défaut, les activités relatives aux opérations de paix ont également évolué. Il faut donc débattre et examiner les principes de base du maintien de la paix à la lumière de ces nouveaux facteurs.

En réponse à un environnement changeant des opérations de paix, le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU a lancé une série de consultations sur la réforme internationale de la doctrine sur le maintien de la paix. Le CPMP a participé à des consultations tenues en Suède sur les enjeux liés à l’utilisation de la force, l’impartialité, la souveraineté, le consentement et la crédibilité, de même qu’à New York sur l’exploitation sexuelle, les abus et la tolérance zéro. Le CPMP a aussi contribué à ce dialogue en présentant des tables rondes où se sont réunis des intervenants civils, militaires et policiers à Ottawa en mai 2007. Il prépare une autre assemblée en Jordanie au mois de juillet 2007.

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